Commissariat :
Maurice Fréchuret,
Ariane Coulondre

Musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes

RMN - Grand Palais

Musée national Pablo Picasso,
La Guerre et la Paix
Place de la Libération
06220 Vallauris
T 04 93 64 71 83
www.musee-picasso-vallauris.fr

Du 26 juin au 07 novembre 2011

Ouvert tous les jours
du 1er juillet au 31 août,
de 10h à 19h.
Ouvert tous les jours sauf le mardi
du 26 au 30 juin et
du 1er au 15 septembre,
de 10h à 12h et de 14h à 18h
(17h à partir du 16 septembre).

2011 – Sans titre, Cuir rouge et matériaux divers Dimensions variables - Vue de l exposition à la chapelle Picasso à Vallauris dans le cadre de la manifestation de l’ACCA © Pascal Mournard

2011 – Sans titre, Cuir rouge et matériaux divers Dimensions variables - Vue de l exposition à la chapelle Picasso à Vallauris dans le cadre de la manifestation de l’ACCA © Pascal Mournard

2011 – Sans titre, Cuir rouge et matériaux divers Dimensions variables - Vue de l exposition à la chapelle Picasso à Vallauris dans le cadre de la manifestation de l’ACCA © Pascal Mournard

2011 – Sans titre, Cuir rouge et matériaux divers Dimensions variables - Vue de l exposition à la chapelle Picasso à Vallauris dans le cadre de la manifestation de l’ACCA © Pascal Mournard

Musée national Pablo Picasso,
la Guerre et la Paix
La peinture autrement (volet 3) - Aïcha Hamu

Le musée national Pablo Picasso, La Guerre et la Paix accueille durant tout l’été 2011 une installation de Aïcha Hamu. Cette pièce, entièrement conçue pour ce lieu, répond aux spécificités tant spatiales qu’historiques de ce dernier. Ancienne chapelle du XIIe siècle, l’édifice présente de magnifiques proportions qui surent, en son temps, séduire Pablo Picasso, qui y réalisa en 1953 les célèbres panneaux de La Guerre et la Paix.

Utilisant des techniques qui l’amènent à dessiner « autrement » (le henné, l’arasement du satin, les empreintes, la broderie ou la dentelle…), Aïcha Hamu entend déjouer l’exercice habituel du regard en créant des images qui ne s’imposent plus autoritairement mais qui viennent affleurer la surface en l’irisant légèrement. De tels procédés sont d’autant plus singuliers que les sujets traités conservent leur forte charge symbolique : la puissante sensualité des corps, la violence du fait divers, le mystère des visages endormis… C’est dans ce rapport paradoxal que l’oeuvre d’Aïcha Hamu puise sa force et sa pertinence. L’installation présentée durant tout l’été poursuit ce travail d’altération de l’image et continue, dans cette zone hors-champ, à questionner les réalités du monde où nous vivons.

Ariane Coulondre