Les lieux d'exposition
MAMAC
Musée national Marc Chagall
Artmandat
La Maison, galerie singulière
Duelles

Liens
www.documentsdartistes.org

Jean-Baptiste Ganne, Ball Drawing, Nice, 21.11.2010

Jean-Baptiste Ganne, Ball Drawing, Nice, 21.11.2010

Jean-Baptiste Ganne

Né en 1972 à Gardanne, Jean Baptiste Ganne vit à Nice. (Dé)formé d’abord à l’Ecole Nationale de la Photographie à Arles puis à la Villa Arson à Nice, il expérimente diverses voies d’expression et n’hésite pas à marier les genres : écriture, lectures-performances, installations sonores, photo et vidéo. Son activité d’artiste s’articule autour de « la représentation du politique et la politique de la représentation ». Il a ainsi illustré le Capital de Marx en photographies (Le Capital Illustré, 1998-2002), cuisiné de la daube pendant 6 jours, ayant fermé son atelier, pendant les ateliers portes ouvertes de la Rijksakademie (The Cookist, Amsterdam, 2003), fait lire l'ensemble du Quijote de Cervantès en morse lumineux dans diverses villes (notamment au grand Palais à Paris en 2009), ou encore exposé le budget de production de son exposition converti en 100 000 pièces de 10 centimes ( Senza Titolo (All that Glitters is Gold), Rome, 2007). Artiste pluridisciplinaire, il s’attache également à favoriser les rencontres entre artistes et disciplines comme au sein de La Station à Nice, collectif d’artistes dont il est l’un des animateurs, notamment depuis la réouverture aux abattoirs de Nice en 2009. En résidence à la Rijksakademie à Amsterdam en 2003 et 2004, il a été pensionnaire à la Villa Médicis de 2006 à 2007.

« Sur le plateau Malien ou dans la boucle du Niger, et même à Bamako, Dogon et Bozo se doivent assistance et moquerie. À chaque rencontre, le dogon moque le bozo et le bozo moque le dogon, tout en s’assurant que l’autre ne manque de rien. Ce concept spécifique à l’Ouest africain régule et théâtralise la vie sociale entre les communautés, c’est la « parenté à plaisanterie ». À Saint-Petersbourg, depuis la chute du régime communiste, les appartements du centre-ville se partagent en copropriété, chacun disposant d’une chambre et tous partageant la cuisine. Par commodité, chaque habitant (ou chaque famille) dispose de son propre compteur électrique. Il en résulte que, dans la cuisine, lieu commun, on dénombre autant d’ampoules et autant d’interrupteurs que d’habitants dans l’appartement.
Entre les deux, géographiquement aussi bien que conceptuellement, se situe ma pratique de l’art. » JB.Ganne, 2008

Entretien vidéo avec Jean-Baptiste Ganne  →