Session 2 : LIEUX, TERRITOIRES ET IDENTITES
Jeudi 29 septembre - 14h / 18h

La Côte d’Azur 1951-2011 : territoire anastomose, source de cinétique artistique.

Marie-Nathalie JAUFFRET-CERVETTI (Doctorante en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université de Nice Sophia-Antipolis, laboratoire Informations, Milieux, Médias, Médiations (I3M)).


La singularité de la Côte d’Azur, cosmopolite depuis deux siècles au moins, favorise les échanges, les assimilations et les confrontations artistiques à un niveau international. Les artistes continuent de venir s’y ressourcer et de développer des relations inter-multi-et transculturelles intenses. Ces corrélations aboutissent à un syncrétisme artistique, mêlant plusieurs systèmes de pensées expérimentales qui favorisent le développement de leurs propres identités et les incitent à une plus grande capacité d’expérimentation.

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L’Espace d’Art Concret de Mouans-Sartoux pour éclairer le système de l’art contemporain.

Paul RASSE (Directeur du laboratoire de recherche Informations, Milieux, Médias, Médiations (I3M) à l’Université de Nice Sophia-Antipolis).
Magali PASSONI-CARTIER (conférencière au musée national Fernand Léger à Biot).


L’Espace d’art concret de Mouans-Sartoux, constitue un bel objet de recherche pour une approche épistémologique, constructiviste, de l’art contemporain. En effet, depuis 1990, il réunit sur la Côte d’Azur, au centre ville, dans et autour du château seigneurial, un musée et une galerie d’exposition d’art contemporain, des ateliers pédagogiques, un mur d’affichage des travaux d’enfant, un espace d’art populaire et une boutique. Les résultats d’une enquête menée en 2010, sur la perception de l’EAC par les habitants, permettront, en contrepoint, d’éclairer comment il rayonne sur la Cité.

Le carnaval de Malaval, ou Cosmétologie de la peinture.

Thomas GOLSENNE (Docteur en histoire de l’art. Enseigne l’histoire de l’art à l’École nationale supérieure d’art de la Villa Arson).


On n’a pas encore rapproché l’œuvre de Robert Malaval (1937-1980), plasticien niçois hors normes, un temps rattaché au Nouveau Réalisme, puis au Pop art et à la culture rock des années 70, à la tradition du carnaval de Nice. Pourtant, ce rapprochement jette sur son œuvre un regard singulier et cohérent. L’esprit de fête, le goût pour le décoratif, l’usage des paillettes et le retour à la peinture, le refus du repli sur soi et le vitalisme expansif, tous ces traits caractéristiques de l’œuvre de Malaval décrivent une « cosmétologie » (Deleuze), une science de l’ornement dans sa relation au kosmos, qui sera l’enjeu de la présente communication.

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Agnès Varda’s Du Côté de la Côte : un lieu comme ‘phénomène sociologique’.

Rosemary O’NEILL (Maître de conférence en Histoire de l’art, Parsons the New School for Design à New York).


Cette communication examine le court-métrage essai-documentaire d’Agnès Varda Du Coté de la Côte commandé par l’Office de tourisme national pour promouvoir le tourisme sur la Côte d’Azur en 1958, ses innovations formelles et narratives excédant de loin sa valeur promotionnelle. En rupture avec l’image d’une population vieillissante ou celle des couleurs locales, le film présente l’art, les styles architecturaux et des paysages construits, et particulièrement l’essor de la culture jeune des années 1960. Cet essai-documentaire révèle un lieu où cultures classique, moderne, populaire et de masse sont connectées créant un jeu de conditions unique.

La Galerie Chave à Vence, une nouvelle histoire de la peinture.

Anne SAUVAGNARGUES (Maître de conférences en philosophie de l’art à l’École normale supérieure de Lyon)


Il s’agit à travers quelques artistes défendus par la Galerie Chave (Dubuffet, Michaux, Fahlström, Gabrichevsky, Dado, Georgik) d’apprécier l’action des galeristes Alphonse puis Pierre Chave, en croisant l’analyse du rôle exemplaire de cette galerie à Vence avec celle d’une histoire parallèle et mal connue de la peinture française. Ces artistes qui furent défendus par Daniel Cordier, et sont grâce à lui entrés dans les collections du Musée d’art moderne Georges Pompidou en 1989, ouvrent une nouvelle page de la production picturale à la fin du XXe siècle.

Le musée national Marc Chagall à Nice.

Nathalie SIMONNOT (Historienne de l’art et ingénieur de recherche du ministère de la Culture et de la Communication. Chercheur à l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles au sein du LéaV).


Nonobstant la qualité de la collection conservée par le musée national Marc Chagall à Nice, cet établissement mérite un retour sur la genèse de sa conception et les raisons de son implantation sur la Côte d’Azur. Le choix de sa localisation, bien qu’encouragé par le ministère des affaires culturelles et par l’artiste lui-même, ne fut pas immédiat. Au-delà de cette introspection sur les conditions d’émergence de ce musée (1962-1973), c’est la place de Chagall qui est mise en valeur comme représentative d’une identité culturelle à laquelle la Côte d’Azur était ouverte depuis plusieurs générations.

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La Villa Arson à Nice, un pôle pas comme les autres. Retour sur les débuts d’une école-centre d’art dans la France des années 1980.

Hélène TRESPEUCH (Maître de conférences en Art contemporain, Université de Montpellier 3 – Paul Valéry. Centre de Recherches Interdisciplinaires en Sciences humaines Et Sociales).


Dans le paysage hexagonal, la Villa Arson à Nice se singularise dès ses débuts en 1986. Cette communication se propose tout d’abord d’expliciter cette nature singulière ainsi que les choix stratégiques adoptés par Christian Bernard, le premier directeur de cette « École Pilote Internationale d’Art et de Recherche », et son collaborateur, Christian Besson, Elle démontrera comment l’exposition Tableaux abstraits a permis à la Villa Arson de s’engager dans l’écriture de l’histoire de l’abstraction en France, en faisant de la ville de Nice une pierre angulaire de ce récit depuis les années 1960 et Supports-Surfaces.